Elle regardait les autres.
Habitués à être deux, ils ne voyaient pas qu'elle était seule.
Elle les regardais encore, de plus près.
Ils n'étaient finalement pas tous heureux, ces groupes de deux.
Comme par magie, ils devenaient parfois 3 ou 4. Ils agrandissaient la meute pour faire peur aux autres, peut-être...
Elles les regardait, pleins de rêves dans les yeux. Leurs gros ventres à elles, leurs gros bras à eux qui poussent de tout petits vélos. Les câlins du dimanche matin.
C'est beau d'être une meute.
Pourtant, elle en a même honte, il lui arrive de soupirer d'aise en imaginant qu'elle ne range pas les chaussettes. Elle n'utilise pas non plus d'aspirateur de morve. Elle ne connais pas le prix de trois années de paquets de couche.
Elle essaie de s'occuper d'elle et c'est déjà beaucoup.