un nuage de lait

parlons de tout, de rien, de nous. Prenons le temps de se poser, de boire un café et d'y ajouter, un nuage de lait...

27 juillet 2008

bouffe ton paréo!

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Il se la jouait cool, l'autre, l'onco des îles.
C'était du bluff.
Ca faisait des mois que j'attendais qu'il s'organise pour mon tep scan de contrôle. Mais tu comprends bien qu'il avait mieux à faire l'homme en claquette, il était en vacances.
Et puis quand il est revenu, c'est l'onco à dos de kangourous avec qui il bosse qui glandouillait en voyage.
Mais moi, j'attendais.
Parce que finalement c'est pas une priorité mes examens de contrôle, je peux bien attendre que tout le monde s'organise.
Y avait qu'un tout petit truc qui me tenais à coeur: l'examen se déroulant en australie, j'avais pas envie d'y aller toute seule.
Hier, l'homme au grain de sable entre les doigts de pied m'appelle pour me dire que mon tep aura lieu le 18 aout.
Je lui dit que zut, désolé, mais c'est juste le moment où je suis seule au monde, et qu'à la limite j'aimerais bien un petit changement de date pour être un chouïa plus zen.

C'est à ce moment là que monoï man m'a lancé: "si tu n'y vas pas à cette date, je ne veux plus être ton médecin".

La classe. Tout en finesse. Un psychologue fantastique. La délicatesse de l'oncologue.
Je suis une malade, je ne vais pas en plus avoir des besoins ni mot à dire!
J'ai jusqu'à demain pour lui donner ma réponse...

Je lui foutrait bien son paréo dans le cul...s'il n'était pas le seul oncologue de Calédonie.

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21 juillet 2008

Une vahiné est parmi vous!

       

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15 juillet 2008

Tu joues avec moi?

J'avais envie d'écrire un message sur l'amour.
Mais je ne sais pas vraiment quoi en dire.
A part que rien ne se passe comme prévu, jamais.
Tout se passe peut être comme cela devrait et c'est juste que je n'y comprend rien...

                                        ******

Ce jeu est tout à fait particulier. Simple et complexe.
Tu peux bluffer, en faisant croire à l'autre qu'il est L'AUTRE, puis lui écraser le coeur d'un violent coup de talon.
Tu peux miser toutes tes piécettes sur un cheval boiteux, et tout perdre. Enfin... pour cette partie...
Tu peux t'emballer, t'imaginer triomphante dans la lumière et trébucher sur ton coeur, oublié par terre par erreur.
Tu peux te venger et t'acharner sur le joueur d'en face jusqu'à ce qu'il quitte la table, miséreux.
Tu peux éventuellement faire une partie à plusieurs adversaires, et voir celui qui plie le premier.
Tu peux être charmé par la façon de jouer de l'autre et une fois ses cartes abattues, réaliser que c'était un coup pitoyable.
Tu peux miser sur un cheval trop poilu, trop docile, ou trop rapide.
Tu peux miser sur un étalon qui change rapidement d'équipe.

Pour l'instant je n'ai pas gagné la partie. Pas assez technique, pas assez de chance, pas assez offensive.
Mais méfiez vous, je m'échauffe....

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23 juin 2008

Au couleur des macarons

Choisir de préférer les macarons à toute autre sorte d'image, n'est-ce pas déjà savoir qui l'on est?

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21 juin 2008

Murmures...

Laisse-moi te murmurer à l'oreille, les chemins sur lesquels je me perds.
Des routes éclairées par le soleil et qui s'assombrissent à mesure que mes pas s'y aventurent.
Je prends tous les outils, me saisis de tous les possibles, afin de tenter de me reconstruire.
Mais ce que le cancer m'avait laissé comme structure osseuse est tombé en poussière face à ma nouvelle solitude.
Si tu savais les mensonges que je me suis murmurés afin de tenir bien droite. Des parfums de liberté ont caressé mes narines et j'ai cru, un instant, à ma force.
Hier encore l'amour était un possible et je me sentais belle.
Mais aujourd'hui je vois mes blessures, mes cicatrices, mes failles si profondes que j'en ai honte.
J'ai envisagé des amours au rabais, j'ai bu plus qu'il n'en fallait et je me suis éloignée de moi.
J'ai attendu de l'autre l'impossible alors que je suis moi-même capable de si peu.




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30 mai 2008

Ivresse et bla bla bla

L'ivresse est un phénomène nouveau pour moi.
Je vis de tourbillons en tourbillons, sautant dans toutes les flaques d'eau qui se présentent à moi.

J'ai intégré un espace lunaire, l'un des plus grands chantier du monde, et prête mes oreilles aux tout venants en quête d'un peu d'attention. Du respect dans un monde de machine.
J'erre dans ce centre médical où tous les instruments me font frémir, ramenant à moi les souvenirs lointains des odeurs d'alcool et des seringues assoiffées. Je ris pourtant en me voyant là, anonyme dans mon nouvel uniforme et j'espère que mes oreilles, organes qui me sont au moins restés fidèles, sauront apporter le soutien tant attendu dans cet espace clos.

L'ivresse de la nuit, la musique trop forte, les rencontres superficielles et les mauvais alcools qui me donnent la nausées. Me sentir un peu vivante, enivrée par les sons qui viennent se nicher dans mes oreilles fatiguées. Faire partie d'un tout, enfiler un autre uniforme.

Et puis au matin, le regard éteint, me souvenir que je pars, bientôt, dans un autre pays, pour entendre encore une fois de mes oreilles apeurées le verdict sur la suite de ma vie.

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13 mai 2008

N'importnawac

Rendez-vous de contrôle repoussés
Boulot Démissionné
Relation ponctuelle amorcée

Déraison? Confusion?ou libération?

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27 avril 2008

les jours où...

Il y a les jours où je ne vous parle plus.
Ces jours là, je construis ma vie, tant bien que mal avec des petits bouts de passé et des petits bouts de présents cousus entre eux comme un patchwork mal organisé.
Ces jours là, je décide sur un coup de tête de changer de boulot, de m'attaquer à des montagnes de responsabilités et de faire face.
Ces jours là, je ne m'attarde qu'assez peu sur le présent et préfère me noyer dans des choses absurdes pour détourner mon attention.
Ces jours là, j'oublie l'essentiel pour tenir bien droite sur mes jambes. N'est-ce pas l'essentiel?
Mais ces jours là, je prends bien soin de ne pas me regarder en face, de ne pas prendre de recul, de ne pas trop penser. Car ces jours là, je pourrais trop facilement lire dans mes yeux ce que j'essaie de cacher, de taire, d'enterrer.

Et puis il y a les jours comme aujourd'hui où je me sens faible et apeurée.
Peur d'être sans lui, peur de cette nouvelle solitude, peur de celle que je dois devenir... mais surtout, peur de l'essentiel...
L'heure des nouveaux contrôles à sonné.
J'ai bâillonné mon corps, sensible et bouillonnant, durant ces dernière semaines.Je ne voulais pas entendre tout ce bruits, ces remous dont les causes sont inconnues.
Je me suis dit que reculer l'échéance me permettrait d'être prête à affronter de nouvelles sentences.
Mais les jours passent, et je ne me sens toujours pas prête.
Je suis saoulée d'avoir trop bu la tasse en me noyant dans d'autres océans.
Il est grand temps que j'ai réponse à ces nouvelles questions.

Ces jours là, où je ne sais plus quoi penser de mon corps, où je ne sais plus s'il me quitte lui aussi comme d'autres l'ont fait, ces jours là, j'ai terriblement besoin de vous...

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11 avril 2008

les veilles photos

Regarder nos vieilles photos.
Fixer ton image en espérant qu'elle ne m'évoque plus rien, que ton visage ne me rappelle plus l'amour, sans trop y croire.
J'ouvre la page de l'album et je choisis la pire, celle qui a coup sûr va me briser le coeur.
Tu sais, celle où tu es si beau et moi si heureuse.
Je la regarde petit à petit, avec crainte, attendant le moment où je vais m'effondrer.
Je ferme les yeux et j'entends nos phrases, nos mots,
Je me demande ce qu'ils sont devenus, où ils se sont perdus.
Etonnamment, il arrive que ces images ne serrent pas mon coeur et qu'elles le remplissent d'une joie immense que je ne comprends pas
Un bonheur intense, sans aucun sens.

J'aime cette vie qui promet et qui enlève, qui nous apporte illusions et poudres aux yeux, revêt de si jolies paillettes pour se rendre séduisante
Si jolie qu'elle a été,la vie, du temps où j'ai marché près de toi,
Si jolie qu'elle sera.
Qu'il est bon parfois d'être moi,
qu'il est bon aujourd'hui de vivre ma vie.
De vivre.

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06 avril 2008

Le ventre

Je respire par le ventre.
Mon ventre, celui qui a été si douloureux ces dernières semaines, tiraillé par l'angoisse et la peur de voir une nouvelle fois ma vie basculer.
Mon ventre qui voulait tellement accueillir en son sein le fruit d'un amour mort aujourd'hui.
Serré, affamé, il était devenu les siège de toutes mes émotions.
Qu'importe.
Une nouvelle fois, la vie, l'envie, l'espoir renaissent et je sens le printemps naître en moi.
Je vois pointer des bourgeons pleins de promesse d'une vie en fleur.
Si mon corps me le permet, si je parviens à vivre ces instants sans me rendre malade une nouvelle fois, j'aurais tiré cette fois-ci encore les leçons de cette expérience.
Qu'importe ce qui s'écroule autour de moi, quelque chose m'amène quelque part en ce moment. Où et que va-t'il m'arriver?
Qu'importe.
Je suis prête à accueillir toutes les surprises.

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